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Archive for the ‘Conseils sur l’écriture’ Category

Le piège des éditeurs peu scrupuleux

Bonjour à tous,

J’ai récemment vu sur Facebook une personne racontant ses démêlés avec son éditeur placé en liquidation judiciaire. Cela m’a permis de me rendre compte qu’un article permettant de flairer les coups fourrés pouvait être utile.

Tout d’abord, tout ce que je vais dire ici est à prendre avec des pincettes bien évidemment. Il faut se forger son propre avis et surtout beaucoup s’informer sur le web.
La première leçon est simple, moins une maison d’édition est présente sur internet, plus elle est suspecte. Car si vous ne pouvez trouver aucune information à son sujet, ni sur les forums, ni sur leur site web, ni dans les librairies en lignes etc, il y a de grandes chances qu’elle ne soit pas connue (ce qui n’est pas un problème en soit, après c’est à vous de voir) ou tout simplement pas une vraie maison d’édition.

La seconde leçon, liée à la première, est de se renseigner le plus possible. Ne pas hésiter à demander sur des forums comme par exemple Cocyclics (on va croire que je suis employé chez eux si je continue de leur faire de la pub comme ça…) qui possède en plus d’une bonne communauté, des gens sérieux et compétents dans le domaine, qui publient chaque année un petit guide des maisons d’éditions auxquelles envoyer son manuscrit, indispensable si vous n’êtes pas sûr de votre choix.

La troisième et dernière leçon tient à l’analyse de leur site web. Vérifiez qu’ils ont édité d’autres auteurs, mais aussi si ce ne sont pas des éditeurs à compte d’auteur. Pour voir si c’est le cas (car certains le cachent avant de vous réclamer de l’argent par un moyen détourné), il y a plusieurs points importants, comme :

  • S’ils éditent tout et n’importe quoi. Un éditeur numérique qui se permet d’éditer des essais, de la littérature blanche ainsi que de la science-fiction reste cohérent, car les coûts sont beaucoup moins élevés pour lui. Mais un éditeur papier qui semble ne pas être une grosse entreprise et qui édite tout et n’importe quoi ? Méfiance…
  • S’ils sont ambigus par rapport à leur méthodes. Bien souvent, les éditeurs sérieux spécifient sur leur page de contact que ce sont bien des éditeurs à compte d’éditeur, et non d’auteur (même si parfois certains à compte d’auteurs mentent tout simplement…)
  • Si leur site parait dater ou bug…
  • Si leurs ouvrages sont bien disponibles partout et s’ils vendent, car cela ne sert à rien de se faire éditer si c’est pour vendre juste à ses proches. Une bonne gestion de la communication de la part de son éditeur est le minimum que l’on puisse attendre face au pourcentage qu’il prendra sur les ventes, sans compter l’aide à la correction et le reste.

Bon, je pense avoir fait le tour, n’hésitez pas à poster vous aussi vos petites astuces en commentaires ou à me spécifier une erreur dans ce billet. Car je ne suis pas un expert en la question…

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Conseils pour écrire une nouvelle

mars 14, 2013 4 commentaires

N’écrivant presque que des nouvelles, je pense pouvoir donner mon point de vue sur la chose. C’est donc ce que je vais faire aujourd’hui.

Tout d’abord, je conseille de faire un brouillon. Même s’il n’est pas toujours nécessaire, c’est quand même mieux, surtout pour les nouvelles un peu longues (plus de cinq pages).
Personnellement, j’y note mes idées en vrac ainsi que la chute. Puis, une fois les meilleures retenues, je fais un mini plan pour l’intrigue et me voilà parti ! Parfois, je note aussi quelques traits bien spécifiques pour un ou plusieurs personnages de l’histoire. J’ai remarqué qu’il était plus facile d’insuffler de l’émotion en réfléchissant un peu aux personnages en amont, afin de justifier leurs choix et désirs.
Bon ça, c’est ce qu’il faut faire avant, mais parlons un peu de l’écriture en elle-même.

Un texte court, c’est de quelques signes jusqu’à 80 000 ou 100 000 signes avec espaces. Ensuite ça devient une novella ou un petit roman. Ces chiffres sont bien entendu à prendre avec des pincettes, car ils changent suivant les éditeurs, les auteurs ou toute autre personne ayant son avis sur la question… C’est juste pour vous donner une petite idée du truc.
Ensuite, il faut que ça pulse ! Pour l’instant, je n’ai jamais dépassé les 60 000 signes, ce qui fait environ 20 à 25 pages Word, et ça reste assez difficile de rendre le récit intéressant de bout en bout sur autant de pages. Car la nouvelle a ses propres codes :

  • Le plus important : peu de personnages, sinon le lecteur est embrouillé et il ne comprend plus rien. Sans compter qu’il faut quand même qu’il s’intéresse un peu à l’un d’entre eux. S’il y en a trop, il ne le fera pas…
  • Un autre, presque tout aussi important : la tension ne doit pas redescendre, une nouvelle se lit d’une traite normalement, c’est son format qui veut ça. Alors si vous perdez l’attention du lecteur, vous le perdez tout court généralement.
  • Le dernier : une fin réussie, moi je préfère une fin à chute, mais de très bonnes nouvelles n’en ont pas et parfois c’est pas plus mal. Mais en ce qui me concerne, je considère qu’une fin de nouvelle doit être exceptionnelle. Car le lecteur n’a pas le temps de vivre une grande épopée, ni de connaitre en détails les protagonistes, ni de s’intéresser réellement à l’intrigue , donc il lui faut quelque chose qui lui montre qu’il n’a pas lu tout ça pour rien. En général, une chute réussit plutôt bien à rendre le lecteur heureux, s’il ne l’a pas vu venir d’ailleurs, mais ça, c’est autre chose.

Donc la chute, dont j’ai oublié de parler plus en détail pendant mes explications sur le brouillon (honte à moi) doit être obligatoirement pensée avant de commencer l’intrigue. Même si parfois il m’arrive de commencer une nouvelle sans chute (très très rarement cependant), je galère largement plus à la trouver durant l’écriture, qu’avant. Parfois, ça vient pas et l’envie de commencer est la plus forte, il ne faut pas s’empêcher d’écrire, car j’ai trouvé une de mes meilleures chutes à quelques pages de la fin, donc bon, après, c’est aussi à vous de trouver votre manière de faire. Tant que vous avez des résultats.

Une fois le mot de fin posé, seulement 3/4 du travail est fait, il reste encore le plus rébarbatif : la correction… Il faut donc se relire, se corriger, traquer les répétitions, ainsi que les verbes faibles comme faire, avoir, être pour les remplacer par des synonymes. Cela vous demandera du temps ainsi qu’une bonne dose de courage. Pour m’aider dans cette tâche, j’utilise le logiciel Antidote qui est extrêmement bien fait et que je vous invite à essayer.

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Vous pourriez croire que vous en avez maintenant terminé, alalala, vous êtes bien naif. La dernière étape consiste à faire lire votre oeuvre nouvellement créée à des gens qui seront capables de vous sortir un avis sincère et constructif sur la question. Pour cela, vous pouvez demander à vos amis, votre famille. Mais pour avoir un avis réellement neutre, je vous conseille de trouver un forum d’entraide sur l’écriture, tel que  Cocyclics où d’autres auteurs, débutants ou non viendront corriger et relire votre texte afin de vous aider à vous améliorer. Pour y avoir été, je peux vous dire que la marge de progression est tout simplement hallucinante. Et donc une fois les relectures effectuées, vous allez de nouveau modifier votre texte en conséquence (oui je sais, c’est long…)

Je termine sur une phrase qui m’avait beaucoup plue sur un site d’auteur, je vais tenter de la réécrire correctement sans me tromper, mais ma mémoire me fait défaut :
« Maintenant que vous savez tout ça, oubliez tout et faites-le à votre propre sauce. » ==> Ce que j’avais compris à l’époque, c’est que vous devez trouver votre méthode, celle qui vous correspond et qui est obligatoirement différente de la mienne, car chaque auteur vous le dira, personne n’écrit de la même manière.

Voilà voilà, c’est terminé, j’espère que ce petit article vous aidera dans vos rédactions de nouvelles et en attendant, n’hésitez pas à aller voir mes autres articles sur l’écriture en général.

Refus de « Fuis ! » chez Solaris et autres soumissions

février 20, 2013 Laisser un commentaire

Bonjour, chers lecteurs,

Cette fois-ci, je vais vous expliquer un peu comment je soumets mes textes aux éditeurs.
En premier j’ai une liste de revues qui je le sais, publient des nouvelles : Solaris, Bifrost, Galaxie SF, Black Mamba. Ils sont la pierre angulaire de mes soumissions, mais il faut compter aussi sur les AT (Appel à Textes) qui « m’obligent » à écrire mes nouvelles.

Solaris N°172

Solaris étant la revue la plus ouverte en terme de genres et de possibilités, c’est souvent chez eux que j’envoie en premier mes textes. À ce jour, ils m’ont refusé quatre textes, dont « Fuis ! » aujourd’hui même.
Cette dernière nouvelle, d’après le mail que j’ai reçu, n’était pas assez surprenante et originale. Soit, je vais de ce pas l’envoyer chez Céléphais qui édite la revue Black Mamba dont je lis depuis deux semaines des anciens numéros.

Cette revue publie aussi bien des nouvelles que des strips (petites BD de quelques planches) et possède un côté trash et surprenant que d’autres revues plus sérieuses n’ont pas.

Pour finir, parlons des deux revues uniquement SF du paysage français, Bifrost et Galaxie SF.

Avec des délais de réponses plus longs et une publication presque entièrement orientée vers la Science-Fiction, je leur envoie peu de textes. Car je n’écris pas dans le but d’être publié dans une revue en particulier. J’accouche d’un texte, bien souvent suite à un Appel à Textes qui répond à un genre particulier et un thème. Puis j’envoie cette nouvelle au concours et si elle ne plait pas, je commence alors mes soumissions dans les revues.
Ce qui bien souvent ne cadre pas avec les spécificités de leurs publications. Donc je ne peux leur envoyer que quelques textes parmi ceux que j’écris.

Galaxie SF N° 13

Je vous invite donc à aller visiter leurs sites web si vous désirez de plus amples informations et que vous aimez les nouvelles. Peu disponibles en librairie, ce sont pourtant des revues sérieuses et avec des rédactions faites de passionnés qui aiment ce qu’ils font.

Sur ce, moi je retourne à la relecture de « Fuis ! », histoire de maximiser mes chances de paraître chez Black Mamba.

Quel nom pour vos personnages

octobre 15, 2012 Laisser un commentaire

Bonsoir à tous,

N’ayant pas envie d’aller me coucher… ( je sais, ce sont les enfants qui en général ont ce problème, mais bon, j’en suis encore un petit peu un) Je me permets de vous conseiller quelques sites que j’utilise pour trouver les noms de mes personnages… ou pas. Et oui, parfois, je fais marcher mon imagination. Enfin, j’essaye plutôt, car je ne suis pas doué pour trouver les noms…

Assez tergiversé, vous êtes là pour les liens, les voici donc :

  • http://www.gunof.net/#generateur
    Le premier, plutôt bien fait, car il permet de choisir parmi plusieurs catégories comme Fantasy, Seigneur des Anneaux, Historique, Science Fiction etc…
  • http://www.behindthename.com/
    Le second, moins attirant que son prédécesseur, mais que j’utilise davantage pourtant, cherchez l’erreur… Je l’aime bien car il permet de choisir des noms contemporains avec des critères vraiment nombreux.
  • http://blog.veronis.fr/2005/08/rcr-gnrez-vos-noms-de-plume.html
    Le dernier qui est un peu différent, car celui-ci générera des noms de plume. Pour ceux d’entre vous qui veulent écrire sous pseudonyme mais qui ne trouvent pas de pseudo, voilà la solution !

Cet article est maintenant terminé, n’hésitez pas à poster vos générateurs de noms préférés dans les commentaires.

Conseil de livre traitant de l’écriture

octobre 14, 2012 3 commentaires

À mes débuts, j’ai dû faire au moins la moitié des erreurs possibles pour un écrivain débutant. Rapidement, j’ai recherché de l’aide sur internet, en lisant tout ce qui me tombait sous la main, que ça soit des conseils sur un blog d’auteur ou encore en allant sur des forums divers et variés traitant de l’écriture ou de la littérature en général.

Mais, un livre m’a réellement aidé. Celui de Stephen King, « Ecriture, mémoire d’un métier ».
Il m’a permis de comprendre que le style était aussi important que les idées. Une écriture simple et percutante permet de bien mieux mettre en avant une histoire qu’un style bancal et longuet.

Avant même d’avoir des idées, il faudrait être capable d’écrire parfaitement. C’est un prérequis indispensable pour un auteur. Car, il faut être capable de faire passer ses idées, ou de narrer une histoire sans que le lecteur ne s’arrête tous les paragraphes, car il ne comprend pas ce qu’il lit.

Je suis quelqu’un qui fait énormément de fautes : orthographe, grammaire, conjugaison, ponctuation…
Et pourtant tous mes textes sont très pauvres en erreurs. J’utilise des logiciels d’aide à la correction, je me relis et je demande toujours à quelqu’un que je connais une relecture uniquement portée sur cet aspect du texte.
L’excuse de dire qu’on est mauvais est une mauvaise excuse selon moi. Déjà, on peut s’améliorer, j’en suis l’exemple même, et ensuite, c’est un respect à son lecteur, ce que je trouve important.

Ce livre traite aussi de nombreux points comme l’avalanche de refus avant d’être publié, ou encore de la vie de Stephen King. La première moitié du roman est une autobiographie et la seconde moitié est un rassemblement de conseils sur l’écriture. Ces deux parties sont aussi intéressantes l’une que l’autre.

C’est pourquoi, vous, jeune auteur en herbe, je vous conseille chaudement ce roman en poche. Il ne coûte pas bien cher et reste agréable à lire du début à la fin.

Catégories :Conseils sur l'écriture

Conseil d’écriture pour débutant

octobre 14, 2012 Laisser un commentaire

Souvent, les gens me demandent comment j’ai appris à écrire.
La réponse qui me vient en permanence, la même que tous les autres auteurs, est qu’il faut lire, lire et encore lire. Mais, ce n’est pas totalement vrai. Lire c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Il faut écrire bien entendu, mais aussi se renseigner et s’informer. À l’ère d’internet, apprendre à écrire n’a jamais été aussi simple.

Il faut surfer sur des blogs d’auteur déjà édités, s’inscrire sur des forums d’écriture et partager ses écrits afin d’être jugé. Ma plus forte progression s’est passée lorsqu’un de mes amis m’a gentiment expliqué que ce que j’écrivais était pourri, tout en argumentant bien sûr. Cela m’a permis de comprendre où étaient les faiblesses de mon écriture. Mais ce jour-là, j’ai aussi compris que la critique (constructive) serait la pierre angulaire de mes textes.
Je n’ai jamais mieux amélioré mes écrits que lorsque des gens s’y sont assez intéressés pour me faire des retours et discuter pendant des heures sur tel ou tel choix.

Pour terminer, mon conseil va être simple : écoutez ce que vos lecteurs disent. S’ils trouvent qu’un de vos personnages n’est pas assez fourni et sonne creux, bien souvent ils auront raison. Le lecteur est là pour passer un bon moment, s’il ne comprend pas ce que vous voulez lui faire passer, c’est que vous faites mal votre travail d’auteur.

Sur ce, bonne journée et écrivez bien.