Le piège des éditeurs peu scrupuleux

Bonjour à tous,

J’ai récemment vu sur Facebook une personne racontant ses démêlés avec son éditeur placé en liquidation judiciaire. Cela m’a permis de me rendre compte qu’un article permettant de flairer les coups fourrés pouvait être utile.

Tout d’abord, tout ce que je vais dire ici est à prendre avec des pincettes bien évidemment. Il faut se forger son propre avis et surtout beaucoup s’informer sur le web.
La première leçon est simple, moins une maison d’édition est présente sur internet, plus elle est suspecte. Car si vous ne pouvez trouver aucune information à son sujet, ni sur les forums, ni sur leur site web, ni dans les librairies en lignes etc, il y a de grandes chances qu’elle ne soit pas connue (ce qui n’est pas un problème en soit, après c’est à vous de voir) ou tout simplement pas une vraie maison d’édition.

La seconde leçon, liée à la première, est de se renseigner le plus possible. Ne pas hésiter à demander sur des forums comme par exemple Cocyclics (on va croire que je suis employé chez eux si je continue de leur faire de la pub comme ça…) qui possède en plus d’une bonne communauté, des gens sérieux et compétents dans le domaine, qui publient chaque année un petit guide des maisons d’éditions auxquelles envoyer son manuscrit, indispensable si vous n’êtes pas sûr de votre choix.

La troisième et dernière leçon tient à l’analyse de leur site web. Vérifiez qu’ils ont édité d’autres auteurs, mais aussi si ce ne sont pas des éditeurs à compte d’auteur. Pour voir si c’est le cas (car certains le cachent avant de vous réclamer de l’argent par un moyen détourné), il y a plusieurs points importants, comme :

  • S’ils éditent tout et n’importe quoi. Un éditeur numérique qui se permet d’éditer des essais, de la littérature blanche ainsi que de la science-fiction reste cohérent, car les coûts sont beaucoup moins élevés pour lui. Mais un éditeur papier qui semble ne pas être une grosse entreprise et qui édite tout et n’importe quoi ? Méfiance…
  • S’ils sont ambigus par rapport à leur méthodes. Bien souvent, les éditeurs sérieux spécifient sur leur page de contact que ce sont bien des éditeurs à compte d’éditeur, et non d’auteur (même si parfois certains à compte d’auteurs mentent tout simplement…)
  • Si leur site parait dater ou bug…
  • Si leurs ouvrages sont bien disponibles partout et s’ils vendent, car cela ne sert à rien de se faire éditer si c’est pour vendre juste à ses proches. Une bonne gestion de la communication de la part de son éditeur est le minimum que l’on puisse attendre face au pourcentage qu’il prendra sur les ventes, sans compter l’aide à la correction et le reste.

Bon, je pense avoir fait le tour, n’hésitez pas à poster vous aussi vos petites astuces en commentaires ou à me spécifier une erreur dans ce billet. Car je ne suis pas un expert en la question…

Conseils pour écrire une nouvelle

mars 14, 2013 4 commentaires

N’écrivant presque que des nouvelles, je pense pouvoir donner mon point de vue sur la chose. C’est donc ce que je vais faire aujourd’hui.

Tout d’abord, je conseille de faire un brouillon. Même s’il n’est pas toujours nécessaire, c’est quand même mieux, surtout pour les nouvelles un peu longues (plus de cinq pages).
Personnellement, j’y note mes idées en vrac ainsi que la chute. Puis, une fois les meilleures retenues, je fais un mini plan pour l’intrigue et me voilà parti ! Parfois, je note aussi quelques traits bien spécifiques pour un ou plusieurs personnages de l’histoire. J’ai remarqué qu’il était plus facile d’insuffler de l’émotion en réfléchissant un peu aux personnages en amont, afin de justifier leurs choix et désirs.
Bon ça, c’est ce qu’il faut faire avant, mais parlons un peu de l’écriture en elle-même.

Un texte court, c’est de quelques signes jusqu’à 80 000 ou 100 000 signes avec espaces. Ensuite ça devient une novella ou un petit roman. Ces chiffres sont bien entendu à prendre avec des pincettes, car ils changent suivant les éditeurs, les auteurs ou toute autre personne ayant son avis sur la question… C’est juste pour vous donner une petite idée du truc.
Ensuite, il faut que ça pulse ! Pour l’instant, je n’ai jamais dépassé les 60 000 signes, ce qui fait environ 20 à 25 pages Word, et ça reste assez difficile de rendre le récit intéressant de bout en bout sur autant de pages. Car la nouvelle a ses propres codes :

  • Le plus important : peu de personnages, sinon le lecteur est embrouillé et il ne comprend plus rien. Sans compter qu’il faut quand même qu’il s’intéresse un peu à l’un d’entre eux. S’il y en a trop, il ne le fera pas…
  • Un autre, presque tout aussi important : la tension ne doit pas redescendre, une nouvelle se lit d’une traite normalement, c’est son format qui veut ça. Alors si vous perdez l’attention du lecteur, vous le perdez tout court généralement.
  • Le dernier : une fin réussie, moi je préfère une fin à chute, mais de très bonnes nouvelles n’en ont pas et parfois c’est pas plus mal. Mais en ce qui me concerne, je considère qu’une fin de nouvelle doit être exceptionnelle. Car le lecteur n’a pas le temps de vivre une grande épopée, ni de connaitre en détails les protagonistes, ni de s’intéresser réellement à l’intrigue , donc il lui faut quelque chose qui lui montre qu’il n’a pas lu tout ça pour rien. En général, une chute réussit plutôt bien à rendre le lecteur heureux, s’il ne l’a pas vu venir d’ailleurs, mais ça, c’est autre chose.

Donc la chute, dont j’ai oublié de parler plus en détail pendant mes explications sur le brouillon (honte à moi) doit être obligatoirement pensée avant de commencer l’intrigue. Même si parfois il m’arrive de commencer une nouvelle sans chute (très très rarement cependant), je galère largement plus à la trouver durant l’écriture, qu’avant. Parfois, ça vient pas et l’envie de commencer est la plus forte, il ne faut pas s’empêcher d’écrire, car j’ai trouvé une de mes meilleures chutes à quelques pages de la fin, donc bon, après, c’est aussi à vous de trouver votre manière de faire. Tant que vous avez des résultats.

Une fois le mot de fin posé, seulement 3/4 du travail est fait, il reste encore le plus rébarbatif : la correction… Il faut donc se relire, se corriger, traquer les répétitions, ainsi que les verbes faibles comme faire, avoir, être pour les remplacer par des synonymes. Cela vous demandera du temps ainsi qu’une bonne dose de courage. Pour m’aider dans cette tâche, j’utilise le logiciel Antidote qui est extrêmement bien fait et que je vous invite à essayer.

 ♦

Vous pourriez croire que vous en avez maintenant terminé, alalala, vous êtes bien naif. La dernière étape consiste à faire lire votre oeuvre nouvellement créée à des gens qui seront capables de vous sortir un avis sincère et constructif sur la question. Pour cela, vous pouvez demander à vos amis, votre famille. Mais pour avoir un avis réellement neutre, je vous conseille de trouver un forum d’entraide sur l’écriture, tel que  Cocyclics où d’autres auteurs, débutants ou non viendront corriger et relire votre texte afin de vous aider à vous améliorer. Pour y avoir été, je peux vous dire que la marge de progression est tout simplement hallucinante. Et donc une fois les relectures effectuées, vous allez de nouveau modifier votre texte en conséquence (oui je sais, c’est long…)

Je termine sur une phrase qui m’avait beaucoup plue sur un site d’auteur, je vais tenter de la réécrire correctement sans me tromper, mais ma mémoire me fait défaut :
« Maintenant que vous savez tout ça, oubliez tout et faites-le à votre propre sauce. » ==> Ce que j’avais compris à l’époque, c’est que vous devez trouver votre méthode, celle qui vous correspond et qui est obligatoirement différente de la mienne, car chaque auteur vous le dira, personne n’écrit de la même manière.

Voilà voilà, c’est terminé, j’espère que ce petit article vous aidera dans vos rédactions de nouvelles et en attendant, n’hésitez pas à aller voir mes autres articles sur l’écriture en général.

Un poisson nommé George

Bonsoir à tous,

Voila l’arrivée d’une nouvelle catégorie sur mon site : « Nouvelles gratuites », j’y posterai des nouvelles que j’aurai écrites dans le seul but d’être publié sur mon site. Car l’avantage du web c’est qu’il permet de proposer du contenu gratuitement, et ça, ça me plait ! Voici donc la première, celle qui inaugurera cette rubrique, que je viens de rédiger ce soir. Pour la petite histoire, cette nouvelle découle d’une idée qui nous est venue à moi et un ami (Jean pour ne pas le citer et ainsi lui rendre les honneurs qui lui sont dus) à 5 heures du matin, passablement éméchés, après une nuit agitée. J’espère que vous trouverez ce petit texte à votre goût, bonne lecture !

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Un poisson nommé George
par
Tom Khéfif

Cette matinée commençait admirablement bien pour Alain, c’était son seul jour de congé de la semaine. Chose rare, il n’avait aucun rendez-vous de prévu, ni d’obligation de quelque sorte que ce soit. Il allait pouvoir faire ce que bon lui semblait, et ce, toute la journée.
Il se leva doucement, ses yeux restant à demi-fermés jusqu’à qu’il atteigne ses toilettes. Sa petite histoire terminée, il alla allumer sa cafetière, puis ouvrir les volets. La lumière l’éblouissant comme à chaque fois qu’il y avait du soleil, il se mit la main devant les yeux et tout en restant dubitatif devant un panorama dont il ne se lassait pas, referma la fenêtre.
Sa maison se trouvait sur le flanc d’une vieille montagne de Lozère, un coin reculé de la France. Une cuvette s’étendait à ses pieds et un lac en occupait la majeure partie. Les pins et conifères bordant les deux rives étaient encore recouverts de neige, ajoutant une touche de carte postale à l’ensemble.
Sa cafetière toussotait. Il se détacha de la contemplation dans laquelle il s’était perdu et alla se servir une tasse. Puis, le café à la main, il se déplaça dans son salon pour aller voir son poisson rouge.

— Alors comment ça va ce matin mon vieux ?

Bien entendu, la seule réponse que George était capable de formuler consistait à tenter de sortir de l’eau en ouvrant et refermant la bouche pour réclamer à manger, le tout à une vitesse assez ahurissante. Son propriétaire laissa tomber quelques flocons d’aliment pour poisson dans l’aquarium hors de prix qu’il lui avait payé puis retourna à ses occupations.
Alors que la silhouette d’Alain s’effaçait lentement de sa vision, ce dernier se stoppa au moment même où George lui ordonna mentalement :

« Stop ! J’ai encore faim ! Reviens ! »

Dans un état second, tel un zombie, Alain revint devant l’aquarium et jeta quelques flocons de plus à son maître. Une fois sa tâche effectuée, Alain, redevenu lui-même se demanda tout haut pourquoi il était de retour devant son poisson et repartit d’où il venait.
George, quant à lui, aimait bien son animal de compagnie, même s’il le trouvait un peu limité parfois.

Voici donc la fin de l’histoire de George. Peut-être qu’il reviendra sous forme d’histoire courte comme celle-ci, enfin, je ne sais pas encore.
En tout cas, si vous avez aimé cette petite nouvelle, je vous invite à lire le début de ma nouvelle publiée chez Booxmaker : lien.
Elle est disponible pour la modique somme de 0.99 centimes un peu partout.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

1000 vues et plus !

mars 8, 2013 8 commentaires

Voilà un article qui me fait très plaisir !

L’arrivée de mon site à plus de 1000 visites (clique sur un lien amenant sur mon site, de l’extérieur ou de l’intérieur), ce qui reste différent du nombre de visites uniques, mais bon, c’est déjà une belle performance.Si on m’avait dit que mon site attirerait des visiteurs aussi régulièrement et atteindrait en six mois autant de visites, je ne sais pas si je n’aurais pas pris ça pour du foutage de gueule.

Voici mes statiques :

Statistique

Je suis désolé pour cette image si petite, il vous faudra cliquer dessus si vous voulez les détails…
Le mois de décembre aura vu l’arrivée d’une fonctionnalité sur wordpress qui permet de voir le nombre de visiteurs uniques par jours additionnés sur un mois si je ne me trompe pas.
Cela m’aura permis de constater que j’ai des gens qui suivent mon site régulièrement, même si avec les vacances, on peut voir une baisse des visites qui vient directement du nombre d’articles publiés qui fut assez pauvre durant ce mois-ci.

L’article m’ayant rapporté le plus de visites est bien entendu celui où je parle de la publication de ma nouvelle « Un jour à Liévi », 106 visites quand même (attention, c’est totalement différent du nombre de visiteurs uniques). Les chiffres de vente de cette dernière ne sont pas exceptionnels,mais ils ont le mérite d’exister, je vous donnerai plus de détails après plusieurs mois de mise en vente, pour l’instant, les chiffres ne sont pas représentatifs. Mais je tiens tout de même à remercier les gens qui ont pris la peine de se procurer ma nouvelle, en espérant que cette dernière vous ait plu, et si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à me le faire savoir, en me donnant vos raisons.
Et donc l’article m’ayant rapporté le moins de vues est celui où je parle du refus de Fuis chez Solaris, 8 visites en tout.
Enfin, ces chiffres sont à relativiser, car il y a quand même au total 489 visites sur la page d’accueil, ce qui implique la lecture d’articles sans que cela n’apparaisse dans mes statistiques.

Je vais terminer sur de très grands remerciements à toutes les personnes qui prennent le temps de visiter mon site.
Tant que j’aurai des visiteurs, je le mettrai aussi régulièrement que possible à jour.

Qu’est-ce que le site va devenir maintenant ?
Bien entendu, je vais continuer à vous tenir au courant sur mes soumissions et publications.
Mais je vais aussi faire quelques articles parlant d’écriture, avec des conseils. Je ne sais pas encore sur quel sujet en particulier mais à mon avis ça parlera de nouvelles, un genre où je me sens largement plus à l’aise et expérimenté que celui des romans.
Je compte aussi mettre en place des sondages pour mieux cibler les attentes et désirs de mes lecteurs, savoir quels genres d’articles ils préféreraient lire (ça devrait bientôt arriver)

Sinon, bon surf sur la toile, encore merci de m’être fidèle et à bientôt pour les 10 000 visites !

Changement d’apparence !

février 22, 2013 8 commentaires

Aujourd’hui est un grand jour, car j’ai enfin pris le temps de regarder toutes les apparences de WordPress (y’en a quand même plus que je ne l’imaginais…) et d’en choisir une nouvelle. Cependant, j’ai été tiraillé entre deux thèmes, dont celui que vous voyez actuellement et le second juste là :

NewDesign

Sachez que ce dernier ne proposait pas un confort de lecture optimal à cause d’une mauvaise gestion des paragraphes justifiés, affichant parfois certaines phrases avec plus de blanc que de textes mais aussi par une lisibilité moins bonne que l’actuelle.

Par exemple pour les blancs :                                                                                                                                                                                          Ou encore pour la lisibilité :

NewDesignNewDesign

J’ai donc dû choisir entre le confort de lecture et un design plus agréable. Dites moi ce que vous en pensez avec ces trois captures d’écran de l’autre thème.

Pour terminer, si vous préférez l’ancien design, n’hésitez pas me le faire savoir dans les commentaires. Si vous êtes nombreux, peut-être bien que je le remettrais.

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Refus de « Fuis ! » chez Solaris et autres soumissions

février 20, 2013 Laisser un commentaire

Bonjour, chers lecteurs,

Cette fois-ci, je vais vous expliquer un peu comment je soumets mes textes aux éditeurs.
En premier j’ai une liste de revues qui je le sais, publient des nouvelles : Solaris, Bifrost, Galaxie SF, Black Mamba. Ils sont la pierre angulaire de mes soumissions, mais il faut compter aussi sur les AT (Appel à Textes) qui « m’obligent » à écrire mes nouvelles.

Solaris N°172

Solaris étant la revue la plus ouverte en terme de genres et de possibilités, c’est souvent chez eux que j’envoie en premier mes textes. À ce jour, ils m’ont refusé quatre textes, dont « Fuis ! » aujourd’hui même.
Cette dernière nouvelle, d’après le mail que j’ai reçu, n’était pas assez surprenante et originale. Soit, je vais de ce pas l’envoyer chez Céléphais qui édite la revue Black Mamba dont je lis depuis deux semaines des anciens numéros.

Cette revue publie aussi bien des nouvelles que des strips (petites BD de quelques planches) et possède un côté trash et surprenant que d’autres revues plus sérieuses n’ont pas.

Pour finir, parlons des deux revues uniquement SF du paysage français, Bifrost et Galaxie SF.

Avec des délais de réponses plus longs et une publication presque entièrement orientée vers la Science-Fiction, je leur envoie peu de textes. Car je n’écris pas dans le but d’être publié dans une revue en particulier. J’accouche d’un texte, bien souvent suite à un Appel à Textes qui répond à un genre particulier et un thème. Puis j’envoie cette nouvelle au concours et si elle ne plait pas, je commence alors mes soumissions dans les revues.
Ce qui bien souvent ne cadre pas avec les spécificités de leurs publications. Donc je ne peux leur envoyer que quelques textes parmi ceux que j’écris.

Galaxie SF N° 13

Je vous invite donc à aller visiter leurs sites web si vous désirez de plus amples informations et que vous aimez les nouvelles. Peu disponibles en librairie, ce sont pourtant des revues sérieuses et avec des rédactions faites de passionnés qui aiment ce qu’ils font.

Sur ce, moi je retourne à la relecture de « Fuis ! », histoire de maximiser mes chances de paraître chez Black Mamba.

Georges Panchard : Forteresse

février 14, 2013 2 commentaires

Je tiens à préciser que j’écris des critiques sans spoiler, vous pouvez lire tout ce qui va suivre sans que je ne révèle un seul moment clef de l’intrigue. Bien souvent, mes analyses parlent peu de l’histoire mais davantage de la construction du roman et de ce qui le rend si intéressant.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre qui a réussi le tour de force de me captiver sur tous les points. Que ce soit en terme de narration, construction de ses personnages ou de l’intrigue, enfin tout quoi.

Forteresse

 Forteresse est un livre d’anticipation se passant entre 2035 et 2040. Très bien écrit, il nous narre la vie d’un « protecteur », ces hommes chargés de surveiller et veiller sur la vie de grands dirigeants de multinationales qui contrôlent maintenant le monde, se livrant une guerre sans merci.
Ça, c’est pour le résumé rapide. Maintenant, passons aux informations intéressantes sur ce livre, et il y en a vraiment un paquet.

De mon point de vue, ce roman s’approche du livre parfait. Il possède une narration parfaitement maîtrisée, avec une intrigue et un suspense en béton. L’auteur a eu l’idée de diviser son livre en chapitres-personnages, c’est-à-dire que dès qu’on change de point de vue, on change de chapitre. Mais mieux, il n’y a pas de titre de chapitre, seulement le nom du personnage dont le point de vue est utilisé, écrit avant le chapitre.
Ce n’est pas vraiment révolutionnaire me direz-vous, cependant, je dois bien avouer que j’ai été bluffé par la maîtrise de l’auteur sur le sujet. Car petit détail, la date est aussi présente à chaque début de chapitre et le roman n’est pas du tout chronologique.
Par exemple, on commence quand même par suivre un certain Mitchell le 22 Mars 2037 puis on enchaîne sur Clayborne le 25 Avril 2039 et ainsi de suite.
Et c’est là qu’on se rend compte du talent de l’auteur, car tout est organisé au millimètre près.

Ensuite, les personnages. Bordel ! Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas suivi autant de protagonistes avec un intérêt si important. Ils sont presque tous intéressants  même s’il est vrai que le contexte de l’histoire y est pour beaucoup car il permet une grande liberté à l’auteur. Mais on voit bien que ce dernier a réellement cherché à rendre ses personnages vivants et a réussi avec brio. Ils sont criants d’humanité, ou l’inverse, mais en tout cas, on ressent parfaitement leurs émotions et on vit l’histoire avec eux.

Je vais maintenant terminer sur la construction du monde où les protagonistes évoluent. En tant que lecteur de SF particulièrement intéressé par l’anticipation et le cyberpunk, j’ai acheté ce roman totalement par hasard, en lisant le quatrième de couverture. Grand bien m’en soit fait, car l’auteur a changé ma perception de l’anticipation. Il m’est rarement arrivé de trouver un monde inventé aussi cohérent et logique.
J’irais même jusqu’à dire que je suis jaloux de ne pas avoir les même connaissances que l’auteur en ce sens. Car pour son premier roman, je pense que c’est un coup de maître.
La lecture de Forteresse pousse inexorablement à vouloir lire un autre livre de l’auteur, et ce, le plus rapidement possible.

Petit bémol sur un début difficile, car avec beaucoup de personnages et de moments chronologiques différents, mais ça passe vite, et l’auteur fait tout pour ne pas nous perdre. C’est un défaut minime qui, je pense, ne rebutera pas ceux qui liront au calme, cependant pour les autres, je vous conseille quand même de bien vous concentrer.

Voilà, je crois avoir tout dit. Vous l’aurez compris, en un roman, cet auteur s’impose à ma bibliothèque comme le romancier à suivre si je veux m’améliorer dans le thème de l’anticipation.

10/10

Dernières nouvelles

janvier 18, 2013 Laisser un commentaire

Bonsoir à tous,

Je profite d’une petite pause entre deux scènes d’actions de ma dernière nouvelle pour vous tenir au courant des dernières infos en date concernant mes publications.

Alors tout d’abord, une de mes nouvelles a été acceptée pour être publiée chez mon éditeur, Booxmaker. Elle se nomme Whisky Vaudou et se déroule dans le Chicago des années 80, on y suivra l’histoire d’un détective privé, Wilson Amarachi qui sera confronté à une série de meurtres.
Vous aurez le droit très bientôt à un résumé et peut-être même à des infos sur la couverture.

Ensuite, je suis en ce moment même en train d’écrire une nouvelle qui fera partie de l’anthologie éditée par Booxmaker afin de faire la promotion de leurs différents auteurs. Ce sera une anthologie gratuite sur un thème choisi par le responsable de la maison d’édition.
Pour ma part,  je suis en train d’écrire un polar. N’ayant pas encore terminé la nouvelle, je ne peux encore une fois pas vous en dire plus. Mais vous aurez d’autres infos très bientôt.

Et pour terminer, je vais participer à un concours de nouvelles national organisé par le Crous et Cnous (des institutions universitaires) dont le thème est : Masques.
Elle est à envoyer en dernière limite fin Mars, et les résultats seront connus fin décembre. Une sélection aura lieu plus tôt dans l’année pour choisir par départements quelles nouvelles seront sélectionnées. Espérons que j’en fasse partie.
Je vous invite à vous rendre sur cette page, où vous pourrez lire gratuitement les nouvelles lauréates pour la partie régionale du département de Paris, j’ai une très grosse préférence pour le deuxième prix personnellement :

http://www.etudiantdeparis.fr/magazine/content/laureats-concours-artistiques-etudiants-2011-crous-paris

Et voici les nouvelles gagnantes du concours 2011 (descendre un peu dans la page pour voir les lauréats)  :

 http://www.crous-versailles.fr/_culture_131.htm

Bonnes lectures à tous et bonne soirée.

Orson Scott Card : La stratégie Ender

décembre 19, 2012 2 commentaires

Bonsoir à tous.

Je viens de finir la Stratégie Ender d’Orson Scott Card, et je dois vous avouer que je n’en ai pas été déçu. Conseillé par un ami, je l’ai longtemps laissé dans ma bibliothèque avant de voir qu’une adaptation cinématographique était en cours. Je me suis donc rué sur le bouquin afin de le lire avant de me faire spoiler par les commentaires qui ne manqueront pas de fleurir sur internet à la sortie du film.

Couverture de la Stratégie Ender

Je n’ai qu’un mot à la bouche pour qualifier le livre, et il n’est pas très différent de ce qu’en disent les gens en général : chef d’oeuvre !
Oui ce livre est un chef d’oeuvre, moi qui d’habitude n’aime pas les livres avec un enfant en héros, je crois que je viens d’être réconcilié de force avec cela.
Cependant, le héros ne ressemble pas beaucoup à un garçon de son âge, c’est l’histoire qui veut ça, et c’est surement ce qui m’a permis de ne pas trouver le bouquin niais.

Alors, rapidement, je vous fais un résumé sans spoil afin que vous jugiez de l’intérêt de ce livre :

La guerre a éclaté il y a quelques dizaines d’années, non pas entre deux états, mais entre deux mondes. Celui des Doryphores, plus puissants et avancés, et celui des humains. Seul le talent stratégique d’un chef militaire hors du commun sauva l’espèce humaine. Mais une autre invasion se prépare et ce chef n’est plus.

Voilà pour résumer rapidement. Bien sûr, c’est classique de chez classique, mais bon, il l’a écrit y’a 20 ans, donc j’imagine que c’est plutôt les autres qui ont copiés et usés jusqu’à la moelle l’idée de l’invasion d’extraterrestres plus puissants.
Enfin, passons, car l’intérêt réel du live n’est pas pas là, il se trouve où vous ne l’attendez pas. Car c’est un livre avant tout porté sur l’humain et croyez moi, c’est criant de vérité.

Malheureusement je ne peux vous en dire plus sans que vous ayez envie de m’écorcher vif car je vous en aurais trop dit.
Donc si vous cherchez un livre qui vous empêche de le lâcher jusqu’à la fin, qui dépeint un monde cohérent, qui vous touche au plus profond de vous et qui se paye le luxe de vous apprendre deux trois « petites » choses, ce livre est fait pour vous ;).
Pour résumer, lisez le tous !

10/10

Thérapie de Sebastian Fitzek

décembre 5, 2012 5 commentaires

Bonsoir à tous en cette heure tardive. Et oui, car au moment où j’écris cet article, il est presque une heure du matin… C’est vous dire à quel point le livre que je viens de lire m’a gardé comme otage jusqu’à la fin.

Comme je vous l’ai dit plus haut, il m’a été impossible de me détacher de Thérapie écrit par Sebastian Fitzek que j’ai commencé vers 21 heures. C’est simple, c’est le premier roman que je lis d’une traite depuis au moins 4 ans…

Je ne m’attarderai pas sur un résumé, je vous laisse juger du quatrième de couverture : « Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’a accompagnée chez l’un de ses confrères, elle disparaît.Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette souffrant d’un mal étrange, qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire. »

Pour une fois il n’en dit pas trop, ce qui est rare de nos jours…

Malgré tout, je suis mitigé. L’auteur que je suis jugera que garder un lecteur qui doit se lever tôt le lendemain (comme c’est mon cas), accroché à son roman jusqu’à la fin, relève du miracle, seuls les plus grands y arrivent. Mais en mettant en place une conclusion comme celle-ci, il s’attire immanquablement les foudres de lecteurs déçus.

Effectivement, avec un chef d’oeuvre de suspense tel que celui-ci, on s’attend à une fin monumentale (en gros il est victime de son succès). Ce qui n’est malheureusement pas le cas ici, principalement à cause de l’écriture qui peut être jugée brouillonne durant les vingt, trente dernières pages, enfin, en tout cas largement moins fluide qu’auparavant dans le roman. En tant qu’écrivain, je sais reconnaître une fin qui aurait pu être mieux tournée (enfin chez les autres en tout cas…), et c’est le cas ici.

Mais cela ne doit pas vous empêcher de lire ce thriller, qui est, dès aujourd’hui, classé dans ma catégorie coups de coeur.
Je ne vais donc pas vous en dire plus et je vous somme de l’acheter, car la maîtrise d’écriture dont a fait preuve l’auteur m’a tout simplement bluffé !

8.5/10